lundi 19 décembre 2011

Fantastic Nobody - Interview

Depuis le temps que je voulais vous les présenter les Fantastic Nobody, voici une petite interview du groupe, pour les écouter c'est par  !






Pouvez-vous vous présenter, svp. Pouvez-vous nous expliquer la genèse du groupe ? (Comment vous êtes-vous rencontrés ? …)

Mélanie Fish  (chant):  J'ai  rencontré  Bunny  (basse choeurs) et Birdy (batterie choeurs) lors d'une soirée  au printemps 2005.
Bunny:  Entre 2005 et  2010 on a écumé  avec Birdy  les scènes de l'hexagone avec le groupe qu'on avait à l'époque pendant que Mel  poursuivait  son périple d'artiste plasticienne qui la mené de New York ( atelier au M.F.A. Building, collaborations avec Richard Kern...) à Tokyo, en passant par Los Angeles.
Mel Fish: Revenue en France, j'ai exposé  à Paris, ma ville natale, en 2007 et 2009.
Birdy: En 2009 avec Bunny on est passé au vernissage de Mel, on a reparlé musique, et on a formé Fantastic Nobody début 2010.

Pourquoi Fantastic Nobody ? (question inévitable ou presque)

Parce-qu'on est personne mais qu'on est Fantastic ! Tout le monde peut être un Fantastic Nobody. On peut tous être anonyme et fantastique si on fait ce qu'on a vraiment envie de faire. Il y a plein de gens qui au quotidien font de grandes choses, mais qui restent dans l'anonymat. Il y a dans ce monde de très nombreux  super héros sans costumes.. des gens qui sauvent des vies, qui rendent de grands services aux autres mais qui ne font jamais la une  des journaux.. Notre nom est une sorte d'hommage à cet aspect de la réalité.

Vous vous faites discrets, peu d’images de vous, on ne sait quasiment pas à quoi vous ressemblez. Pourquoi tant de mystères ?

On porte tous les trois des noms d'animaux, qui nous servent aussi de masque. Ca a un rapport au théâtre de masques, européen ou asiatique, ainsi qu'aux cultures tribales d'Afrique ou des caraïbes.. Ça prolonge le concept de Fantastic Nobody, mais appliqué à l'image. Mel retouche toutes les photos du groupe en dessinant des têtes de poisson,  d'oiseau et de lapin sur nos visages. La confusion entre les deux crée une liberté supplémentaire à ceux qui nous écoutent, l'identité du groupe ne passe pas uniquement par notre aspect physique. On peut faire appel à notre univers fantasmé, ce qui est plus intéressant à mon avis que de montrer nos visages. La porte est grande ouverte, c'est une invitation à se projeter dans notre univers.

Dans un monde où les groupes jouent de plus en plus de leur image, n’avez-vous pas que cela soit un obstacle pour vous ? 

De nombreux groupes sont beaucoup plus radicaux que nous en n'apparaissant jamais, en ne répondant pas aux interviews… etc. Ca n'a pas empêché les Daft Punk ( sans vouloir se comparer à eux !) d'avoir le succès qu'ils méritent. Nous faisons des photos, on va tourner notre premier clip début 2012 où nous apparaitrons, mais toujours le visage griffonnés de nos animaux fétiches.

Comment décririez-vous votre son ?

On recherche le côté dansant de la musique,  des basses/batteries très rythmique, et la force de la mélodie, avec des arrangements électro, des nappes de synthés 80's, des cordes et des cuivres.

Quelles sont vos influences ? // Pas trop difficile de tout conjuguer ?

Rien n'est incompatible en matière de musique. C'est seulement une histoire de goûts. Et le métissage a toujours fait évoluer la musique. Comme quand les Clash ou Police ont découvert le reggae.. On essaye de ne pas se perdre et de produire une musique cohérente qui corresponde a nos envies et à nos personnalités respectives.

Birdy et Bunny ont une culture musicale essentiellement rock, en passant des Stones au rock indie américain des années 90, même s'ils ont  aussi écouté des trucs plus électro, ou hippy hop proche du rock comme Cypres Hill ou les Beasty Boys.

On se retrouve tous les trois dans la musique des  LCD Soundsystem ,  Yeah Yeah Yeahs, Gossip  ou de Ting Tings et Archive...

Mel : j'ai toujours aimé la musique quel qu'en soit son genre. Je ne suis fermé à aucun style, à partir du moment où la musique me parle.

Avec Birdy et Bunny nous avons un univers musical commun. Nous avons tous les trois écouté les Stones, Blonderedhead, le rock indie US. De notre adolescence nous avons gardé de grands souvenirs des années Nirvana ( en tant que fille, j'étais plus calée sur Hole, le groupe de Courtney love!), mais aussi du rock plus lourd, comme Rage against the Machine.

De mon côté j'ai amené les sons plus électros. J 'ai pas mal clubé plus jeune, et des groupes comme Prodigy, des DJS comme Laurent Garnier ou Carl Cox m'ont accompagné ces années-là. J'ai aussi toujours écouté du Hip Hop old school comme Biz Markie, Public Ennemy, Ghetto Boys,Grandmaster flash…Et naturellement avec Fantastic Nobody j'ai tout de suite voulu aller explorer ce côté-là du son : le rythme, les samples, l'efficacité, le flow des mots…

Dans le groupe qui fait quoi ? Textes, mélodies… // Est-ce parfois conflictuel ?

Melanie écrit les textes et apporte les mélodies qu'on retravaille ensemble. La musique vient des trois membres du groupe. On s'échange des fichiers avec des idées de rythmiques, de lignes de basse ou de synthés… Très vite la chanson doit apparaitre avec la ligne de chant et la base qui l'accompagne. Quand on a les couplets et les refrains, on travaille sur les arrangements.

Comment ça s’est passé pour la bande-originale de Tout ce qui brille ? Quelle a été votre réaction ? Qu’est-ce cela vous a apporté en terme de visibilité ?

Mel a réalisé le making-of du film "Tout ce qui brille". Pendant le tournage  elle a appris que l'équipe cherchait de la musique pour le film. Elle a fait écouter nos premières maquettes à Hervé Mimran et Géraldine Nakache,  les réalisateurs,  qui en ont choisi trois ( "Gingerbread", " Breathe"  et "He send me to the devil"). Ils nous ont ensuite demandé de composer un titre spécialement pour le film ("All That Glitters" pour la scène du dressing..).  On a vraiment été flatté que ces personnes veuillent de notre son pour illustre leurs images!!
La B.O. du film a été largement diffusée, notamment sur le net. Notre musique a été reprise pour illustrer  plusieurs reportages (France 2, NRJ 12, …). Nous avons été contactés par l'équipe du documentaire "Les Branleuses" sur la masturbation féminine qui a été diffusé cet été sur Canal Plus. Notre titre "Gingerbread" a servi de générique de début, et nous avons composés "Sex Toys" pour le générique de fin.



Quels sont vos projets pour 2012 ? Un EP… // Avez-vous pour projet de faire un album ?

Nous allons sortir notre premier Ep début 2012, et faire un maximum de concerts. Nous avons déjà écrit pas mal de titres, et nous continuons pour enregistrer notre premier album courant 2012. On doit aussi collaborer à l'écriture de musique de film...


Merci à eux pour leurs réponses


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